Plus réussi que le fade premier volet : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, mais moins enlevé que sa suite : Le Prince Caspian, L’odyssée du Passeur d’aurore nous offre des retrouvailles maritimes avec les petits gnards niais de Narnia.
Du moins, avec les deux plus jeunes, Lucy et Edmund, accompagnés cette fois d’un cousin tête à claques. Leurs ainés lymphatiques ayant eu la bonne idée de grandir et d’être interdits de monde magique.
Nous voici donc conviés à une odyssée rappelant celle de l’Ulysse d’Homère… En moins bien !
Les décors sont toujours aussi kitchs et artificiels et le monde de Narnia pas plus crédible qu’une visite à Disneyland un dimanche après-midi.
La bonne morale catholique est, hélas, encore de mise : après la crise de foi voici le retour de la tentation…
Quant aux gamins gnangnans, on a toujours autant de mal à croire qu’ils puissent faire le coup de poing face à des ennemis dix fois plus gros qu’eux.
Heureusement, quelques trouvailles sympathiques parviennent à tenir éveillé le spectateur indulgent de plus de douze ans et compensent le fait que le bestiaire fantastique a été nettement réduit. (Faut-il y voir une coupe dans le budget des effets spéciaux suite aux résultats décevants du deuxième volet au cinéma ?). Deux minotaures, un faune, une souris parlante et deux robots T – 1000 recyclés en sirènes c’est bien peu comparé à la variété des personnages des deux premiers opus.
Et ne comptez pas sur le méchant pour donner du piment à l’intrigue. Il a beau se fâcher tout vert et essayer d’enfumer les héros durant toute l’histoire, il n’arrive jamais à la hauteur de la regrettée Sorcière blanche, seule bonne surprise du premier épisode.
Un méchant à l’image de la 3D en somme. Censé donner du relief à l’ensemble, il n’agite que du vent pour attirer le gogo.