Le cinéma français vient de créer un nouveau genre : la coquille vide high-tech. Chrysalis est un film où le scénario, indigent, sert uniquement de prétexte à la promotion de divers prototypes industriels de grandes marques (qui ont, sans doute, participé au montage financier du film) mises en valeur par une image sombre et esthétisante, très publicitaire… Dans cet univers factice, Estelle Lefébure semble à son aise, Albert Dupontel beaucoup moins. Quant aux deux bastons saignantes qui encadrent le récit, elles semblent uniquement chargées de donner le change au public amateur d’action qui aurait pu s’égarer dans la salle.
Vivement son passage télé. Chrysalis deviendra alors la première pub long métrage entrecoupée de bouts de film intempestifs…