Fin des années 50. Dans la campagne du nord de l’Italie, Lola est sur le point de se marier avec Masetto, un jeune boulanger. La jolie jeune femme a hâte de faire l’amour avec lui pour être sûr que Masetto est l’homme de sa vie et de ses envies. Mais ce grand dadais préfère qu’elle garde sa virginité jusqu’au mariage, même si l’envie de mettre son petit pain au four le démange fortement. Lola, qui sait son goût pour les jolies miches, va tout entreprendre pour lui faire changer d’avis quitte à le rouler dans la farine…

« La vieillesse est un naufrage » disait Chateaubriand. C’est cette phrase qui vient à l’esprit en découvrant l’un des derniers films de Tinto Brass, cinéaste transgressif réputé pour deux films historiques et érotiques qui firent sensation : Salon Kitty et Caligula.
Le film a beau commencer en insistant, de façon culottée, sur les fesses de Lola parcourant à vélo la place de sa petite ville, le reste du périple est une véritable déculottée pour le réalisateur de La clé.
Pour sa première apparition au cinéma, le rôle d’Anna Ammirati se résume presque exclusivement à faire du vélo et à écarter ses cuisses échauffées par la selle (que deux séminaristes viennent humer) pour nous dévoiler son entrejambe, avec ou sans culotte, dans des contre-plongées osées. Agitant ses jupettes de nymphette ou s’aérant l’abricot avec un ventilo, la demoiselle passe beaucoup de temps à se défriser la touffe, seule ou avec l’aide d’un fourreur compatissant qui l’a prise, toute humide, dans son auto un soir d’averse. La belle ira même, sous l’œil concupiscent du cinéaste, jusqu’à s’humecter la pâquerette en faisant pipi sous la pluie.

Le reste du casting se résume à deux catégories. D’un côté, des actrices callipyges qui offrent leurs rondeurs, certaines en regardant la lune. De l’autre, des acteurs à tiges qui, tout en se secouant la nouille à travers leurs pantalons, matent des photos érotiques et déblatèrent d’imbitables réflexions sur l’amour.
Reprenant l’esthétique de l’image voilée, en vogue dans le cinéma transalpin des années 60 et 70, le cinéaste tente de nimber les émois érotiques de sa jeune coquine dans une atmosphère mélancolique qui semble totalement préfabriquée. Seuls deux ou trois plans (comme ce regard émoustillé à travers une énorme serrure) et quelques scènes anticléricales laissent encore entrevoir ce que fut Tinto Brass, cinéaste sulfureux devenu libidineux.