Bryan, coursier médical, s’engage dans une course effrénée pour survivre alors qu’autour de lui le monde s’enfonce dans un chaos total.

De toutes les adaptations cinématographiques des jeux Resident Evil, celle de Zach Cregger est sans doute la plus respectueuse. Et si elle délaisse les personnages emblématiques du jeu, c’est pour mieux renouer avec l’ambiance angoissante des débuts et les sensations du joueur qui doit absolument trouver de quoi se défendre tout en fuyant les abominations qui le traquent.
En confrontant un homme isolé dans la neige à des êtres aux transformations horrifiques, l’hommage à The Thing de John Carpenter paraît évident. Sauf que Zach Cregger y ajoute un humour bienvenu qui apporte un côté décalé à l’ensemble. Humour qui ne sera peut-être pas du goût de tous les fans de la licence. Qu’importe, Resident Evil reste efficace pendant toute la première moitié du film. Dommage qu’à partir de la scène du camping-car, le scénario ôte toute crainte quant au destin du personnage principal. L’arrivée de Bryan à Raccoon City perd alors en intensité, d’autant qu’elle emprunte des sentiers balisés qui font de moins en moins sursauter, jusqu’à un final aussi amusant que grotesque.
Heureusement que, dans un numéro presque solitaire, Austin Abrams (qui ressemble un peu à Martin Freeman) soit plutôt convaincant en anti-héros dépassé par les événements. Grâce à lui et à la mise en scène efficace de Zach Cregger, ce nouvel opus relance l’intérêt pour une franchise cinéma qui avait viré au grand n’importe quoi.