
À La Nouvelle-Orléans, un tueur à gages – James Bonomo, dit « Jimmy Bobo » – doit faire équipe avec un flic pour combattre un dangereux mercenaire et des flics ripoux aux ordres de deux politiciens véreux.
Sylvester Stallone, alias Jimmy Bobo (qui préfère faire bobo plutôt que de jouer au Bonobo) affronte Jason Momo (Ah ?) devant la caméra de Walter Hill qui, depuis des années, court après sa grandeur passée, celle de l’époque de Sans retour et de 48 heures.
Contre toute attente, le résultat s’avère honorable à défaut d’être inoubliable, le cinéaste orchestrant un petit polar sec et sans fioriture qui – si l’on oublie son combat final haches yeah – se pare d’un second degré plutôt réjouissant, notamment lors de l’interrogatoire du personnage incarné par Christian Slater. Dommage que l’interprétation inexpressive de Stallone finisse par donner plus de plomb dans l’aile que dans la tête à cette tentative de retour en grâce pour le réalisateur et son acteur.
Peut-être le dernier bon film de ce spécialiste de la bagarre et du buddy movie. Un film aux semelles de plomb mais étonnamment jubilatoire, répondant à des codes qui ne sont déjà plus de son temps. Une sorte de film Cannon haut de gamme. Le genre de film de mecs qu’on ne ferait plus aujourd’hui.