En Italie dans les années 80, un ancien joueur de tennis, aussi fantasque que dépressif, devient l’entraîneur d’un jeune talent timide, écrasé par les attentes de son père.

Plus qu’un film sur le sport, Il Maestro est surtout un film d’apprentissage doublé d’une touchante leçon de vie sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Retrouvant de manière assez juste l’ambiance des années 80, Andrea Di Stefano nous offre un divertissant road-movie italien emprunt de nostalgie qui, bien que se dispersant un peu entre ses différents thèmes, frappe plutôt juste dans son joli portrait de deux perdants magnifiques. Pierfrancesco Favino, qui retrouve son réalisateur de Dernière nuit à Milan, est épatant en ancienne gloire du tennis à la dérive. Son double avec le jeune et impeccable Tiziano Menichelli est, d’ailleurs, la principale force d’un film qui joue constamment entre rires et émotion.
Sans être totalement victorieux, ce Maestro sait, en tous cas, faire preuve de beaux retours gagnants.