
Une jeune femme chinoise, adepte des arts martiaux, et le cuisinier d’un restaurant italien font équipe pour retrouver un de leurs proches disparus. Ils sont pourchassés par les membres impitoyables de la pègre chinoise romaine.
Surprenant Gabriele Mainetti qui mène une filmographie à part en concurrençant intelligemment les films de genre américains. Après deux films de super-héros réussis (On l’appelle Jeeg Robot et le formidable Freaks Out, premier grand film européen de super-héros), il nous revient cette fois avec un sympathique film de Kung-Fu qui en remontre autant aux productions chinoises qu’américaines, pourtant spécialistes dans ce domaine.
Porté par la mise en scène fluide et ludique du cinéaste, le premier affrontement – qui va des sous-sols aux étages d’un établissement chinois de Rome – est déjà un classique du genre, mêlant avec maestria acrobatie virevoltante et blagues décapantes. La suite du récit n’en est pas moins réussie qui nous offre, entre deux scènes de combat parfaitement réglées, une jolie romance mais aussi une critique habile du racisme qui sévit en Italie et cela sans jamais tomber dans l’angélisme facile vis-à-vis des populations immigrées. En résulte un divertissement malin qui, malgré quelques longueurs, parle au cœur sans prendre ses spectateurs pour des bourrins. L’absence de sortie de La Città Proibita dans les salles françaises n’en est que plus incompréhensible.
Vivement le prochain film de Gabriele Mainetti, cinéaste qui redonne, avec panache, ses lettres de noblesse au film de genre européen.
Je veux voir ce film ! Mainetti remet en lumière le cinéma de genre italien, tout comme Gabriele Salvatores (‘Le garçon invisible’ et sa suite). 🎥
A la fin de la bande-annonce, on trouve le logo de la Warner mais aussi celui de Netflix. Du coup pour une sortie salle en France, puis sur supports physiques, c’est mort.
Je n’avais pas vu le logo Netflix… Mince… 😦