
Frédérique, une riche bourgeoise insouciante, séduit la jeune Why qu’elle invite dans sa jolie villa de Saint-Tropez. Mais lorsque la jeune femme tombe amoureuse de Paul l’architecte, Frédérique, jalouse, décide de le séduire.
Voilà un film qui avait de quoi titiller la curiosité. Ne serait-ce que par son propos moderne et sulfureux autour d’une héroïne cheffe d’entreprise à la sexualité très libre.
Alors why, why, WHY ? Oui, pourquoi ce film ne parvient-il pas à nous bichonner ?
La faute à un scénario éculé, à une mise en scène compassée, un érotisme évaporé, des dialogues qui brillent par leur vacuité et une jolie actrice (Jacqueline Sassard) au jeu très limité. Ce sera d’ailleurs son dernier film.
Le reste du casting n’a pas vraiment l’air de s’éclater. La belle Stéphane Audran et le sympathique Jean-Louis Trintignant jouent très mal l’ébriété, tandis que le tandem Attal / Zardi (Robègue et Riais en référence à Robbe-Grillet ?) semble en vacances des mauvaises comédies qu’ils ont beaucoup fréquentées.
À son éternelle critique de la bourgeoisie « provinciale », selon le terme condescendant qu’affectionnent certains critiques parisiens, Claude Chabrol a associé un hommage grossier au film Eve. N’est pas Mankiewicz qui veut. Ici, la psychologie des personnages est aussi lourdingue que le jeu de mot caché dans le titre qui joue avec le terme d’argot Lesbiche. Si vous voulez bicher du Chabrol, allez voir ailleurs.
Un Chabrol que je n’ai encore jamais vu, mais c’est prévu. J’ai toujours trouvé que pour ce passionné de cinéma (américain notamment), son travail sur l’image ressemble trop souvent à du téléfilm.
Pas faux ce que tu dis…. Pour ce qui est des Biches, je l’ai vu au cinéma, mais le film est actuellement disponible en replay sur Arte. 😉