
En Italie, un beau parleur, désinvolte et charmeur, fait la connaissance d’un étudiant en droit studieux, timide et complexé. Il va l’entraîner pendant deux jours dans une trépidante virée de Rome à Viareggio…
Quintessence de la comédie italienne des années 60/70, Le fanfaron est un chef-d’œuvre.
Sur une trame simple – le trajet en voiture de deux hommes que tout oppose – Dino Risi brosse le portrait caustique de l’Italie d’après-guerre : son besoin d’évasion, grâce au développement de l’automobile, son attrait pour la gastronomie et son envie de farniente en bord de mer. Cette fameuse dolce vita qu’instilla dans les esprits, au début des années 60, le film éponyme de Federico Fellini. Derrière ce récit simple mais jamais simpliste se cache la réalité d’une société qui, bien que s’embourgeoisant, reste encore pauvre et s’en sort grâce à de petits expédients. Sous son côté hâbleur et sûr de lui, Bruno, qu’interprète avec superbe Vittorio Gassman, est un personnage plein de fêlures et de regrets (notamment autour de la paternité) qui ne sait vivre qu’aux crochets des autres. Un personnage qui pourrait vite devenir antipathique si le cinéaste, qui évite habilement la caricature, ne le décrivait comme quelqu’un de généreux et à la sincérité aussi désarmante que celle d’un enfant.

Porté par le parfait duo que forment Jean-Louis Trintignant et Vittorio Gassman, c’est surtout ce dernier qui emporte l’adhésion, même si sa performance est bien évidemment renforcée par le contraste de son jeu avec celui, plus délicat, de Trintignant. Second film (après le brillant Il Mattatore : L’homme aux cent visages) d’une riche collaboration entre Vittorio Gassman et Dino Risi, Le fanfaron relancera durablement la carrière de l’acteur italien tout en entrant directement au panthéon de la comédie à l’italienne, notamment grâce à sa surprenante conclusion. Un classique à l’humour intemporel qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.
Une belle et heureuse année 2026, Marcorèle et merci pour toutes tes présentations de films.
Merci beaucoup Anne-Ma. Bonne année à toi également et continue d’étoffer ton joli blog en 2026. 😉
Merci Marcorèle 🙂
Un film magnifique, découvert il y a deux ans lors d’un cycle consacré à Trintignant. Très beau post, film d’une immense fraîcheur avec une conclusion étonnante comme tu le dis.
Excellente année 2026 à toi
Merci pour ton commentaire et bonne année à toi également, avec plein de films à découvrir. 😉
Film pas encore vu, mais ça finira bien par arriver.
Une bonne année 2026 à toi !
🎬🎥🍾
Laisse toi tenter cette année. Une bonne résolution à venir. 😉 Belle année à toi également, pleine de films, de musique et avec des articles un peu Olé Olé. 😉 😀