Affiche du film Spider Man Far From Home
Quand Peter Parker décide de prendre un peu de repos en Europe en compagnie de quelques amis de lycée, ce sont les ennuis qui le rattrapent en la personne de Nick Fury venant lui demander de revêtir son costume de Spider-Man pour combattre de redoutables créatures en compagnie d’un mystérieux super-héros nommé Mystério.
Si Spider-Man : Home Coming faisait illusion après le calamiteux The Amazing Spider-Man : Le destin d’un héros, ce nouvel opus déçoit les attentes et confirme les craintes que laissaient présager les nouvelles aventures de Spidey incarné, de façon pourtant convaincante, par Tom Holland.
Hormis le personnage de Mystério – plutôt respectueux de la bande dessinée – et ses étonnants mirages, Jon Watts et Marvel coupent les ailes de leur emblématique héros voltigeur et le lestent d’un humour lourd et affligeant digne des pires cours de récréation.
Exit le fameux sixième sens de l’araignée, qui se prend des bananes dans la face sans que sa petite antenne se mette à vibrer (si, si !), ainsi que l’anonymat du justicier masqué qui passe ici son temps à montrer sa bobine à qui veut la voir.
Et que dire de la tante May version cougar, de l’amourette neuneu avec MJ ou du costume complètement automatisé (on est loin du Tisseur d’origine qui recousait les accrocs de sa tenue le soir dans sa chambre d’étudiant) qui fait que l’on ne sait plus si on suit les aventures de Spider-Man ou celles d’Iron-Spidey ?
Ajoutez à cela tous les poncifs sur l’Europe en vogue aux États-Unis (sans compter que les acrobaties de la célèbre araignées sont moins distrayantes exportées à Venise ou à Prague qu’entre les gratte-ciels de Manhattan) et vous obtenez le premier film de super-héros interdit aux plus de 17 ans.
C’est peu dire que les toiles cinématographiques de Sam Raimi nous manquent, surtout quand on entrevoit le possible retour de J.K. Simmons dans le rôle du journaliste John Jonah Jameson.