Affiche du film Robin des bois prince des voleurs
De Jérusalem à la forêt de Sherwood, les aventures de Robin de Locksley, alias Robin des Bois.
Après Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Sean Connery et bien d’autres, c’est au tour de Kevin Costner, tout auréolé du succès de Danse avec les loups, de reprendre le rôle du célèbre redresseur de torts.
Kevin Reynolds tente pour l’occasion de dépoussiérer le mythe en redonnant les mauvais rôles au shérif de Nottingham et à Guy de Gisborne (exit le Prince Jean) et en apportant au récit un côté ludique et rock’n roll.
Mais, hormis quelques traits d’humour décochés par Azeem – Morgan Freeman plutôt séduisant – censés apporter au film sa touche explosive (il connaît l’usage de la poudre) et son message de tolérance, il faut bien admettre que ce Robin des Bois a pris un sacré coup de vieux. De la coupe mulet de Kevin Costner à l’allure de chanteur hard rock d’Alan Rickman. Des séquences de nuit éclairées comme un clip (fausse brume comprise) à l’effet tape-à-l’œil du plan subjectif censé représenter le parcours de la flèche de Robin.
Reste l’entraînante musique de Michael Kamen et l’hilarante prestation d’Alan Rickman dans le rôle du shérif. Avec ses roulements d’yeux, ses mines exaspérées et son jeu caricatural proche du loup de Tex Avery, il est aujourd’hui la principale – l’unique ? – raison de (re)voir ce film.