Affiche du film Divergente 3
A Chicago, les cinq factions ont disparu et Evelyn, la mère de Quatre, mène une purge contre les anciens alliés de Jeanine, empêchant la population de quitter la ville.
Bien décidée à répondre à l’invitation qui leur a été lancée, Tris entraîne quelques compagnons au-delà du mur.
Bonne surprise que ce Divergente 3 qui (après un Divergente 2 sans surprise notable par rapport au premier film) relance la franchise – et l’intérêt des spectateurs – vers de nouveaux horizons. Ceux de la marge et de ses terres contaminées que Robert Schwentke parvient à rendre fascinantes par un superbe travail visuel sur les paysages (le désert aux teintes rouille rempli des vestiges de l’humanité est de toute beauté) et sur l’architecture (une tour futuriste évoquant la double hélice d’une molécule d’ADN) mais aussi grâce à des trouvailles réjouissantes : drones personnels, objets caméléons ou vaisseaux blindés aux allures de grenouilles.
A la réflexion sur l’inné et l’acquis s’ajoute ici le thème de l’eugénisme (un classique de la science-fiction) et de la ségrégation génétique qui en découle (d’un côté les purs, de l’autre les déficients).
Face à la monolithique Tris/Shailene Woodley, le récit a le bon goût de ne pas se départir de certains personnages moins lisses : Caleb, le traitre de frère, Peter l’éternelle girouette, que Miles Teller joue avec un réjouissant second degré, et Evelyn à laquelle Naomi Watts, plus présente que dans l’épisode précédent, apporte un peu d’ambivalence.
Le spectacle n’est pas en reste grâce à des effets spéciaux utilisés à bon escient et à des scènes d’action enlevées à l’image de l’évasion de Tris et de ses amis le long du mur.
De la science-fiction pour adolescents plutôt intelligente et qui se bonifie au fil des films, contrairement à un certain Hunger Games, la chose est trop rare pour passer à côté.

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