Affiche du film Chappie
2016 – Afrique du Sud
Pour faire face à la recrudescence de la violence et de l’insécurité, un programme de policiers entièrement robotisés a été mis sur pied. Mais le créateur de ce projet a aussi dans l’idée de donner une conscience à ses créatures en titane. Pour ce faire, il décide de reprogrammer Chappie, l’un de ses androïdes policiers.
Dès lors, le savant et son « enfant » surdoué vont devoir affronter des sentiments bien humains : l’incompréhension, la peur et la jalousie.
De District 9 à Chappie, en passant par Elysium, l’éveil de la conscience par la mutation semble être un thème cher à Neill Blomkamp qui tente, à chacun de ses films, de concilier réflexion et action. Une ambition louable qui, sur l’écran, a du mal à se concrétiser.
Difficile d’être à la fois Spielberg, Verhoeven et Cronenberg.
D’autant que Blomkamp donne surtout l’impression de courir après l’originalité de son premier film au lieu de chercher à se renouveler.
Chappie a beau être un attachant personnage de cinéma, le réalisateur en atténue le charme en le plongeant dans un monde rempli de personnages caricaturaux à la bêtise aussi énorme que les armes qu’ils emploient.
Cet aspect grossier ruine en partie les efforts du réalisateur pour développer un peu d’émotion dans un récit qui pourtant ne manque pas d’intérêt. L’interprétation n’arrange rien, malgré la présence de Hugh Jackman et de Sigourney Weaver étrangement sous employés.
Neill Blomkamp manquerait-il d’ambition ? La question mérite d’être posée puisqu’il finit toujours par sortir l’artillerie lourde pour plomber son propos !

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