Affiche du film The two faces of January
Grèce, Athènes 1962.
Rydal, un jeune guide américain parlant couramment le grec, fait visiter des sites archéologiques aux touristes qu’il n’hésite pas à arnaquer si l’occasion se présente.
Lors d’une de ses visites, il fait la connaissance d’un couple fortuné et tombe rapidement sous le charme de la jolie Colette. Mais ces riches et séduisants époux sont-ils vraiment fréquentables ?
Hommage aux thrillers des années 50/60, ceux d’Hitchcock ou de Carol Reed, ainsi qu’à Anthony Minghella auquel le film est dédié, The two faces of January fait énormément penser au Talentueux Monsieur Ripley. D’abord parce qu’il s’inspire de la même romancière, Patricia Highsmith, et aussi parce qu’il situe son intrigue sous le soleil des années 60 dont Hossein Amini s’amuse à reprendre les codes cinématographiques, offrant à son film un classicisme assumé. Du moins dans sa forme. Tenues vestimentaires, accessoires et décors : tous les éléments sont effectivement réunis pour ce dangereux triangle amoureux en Plein Soleil.
Alors comment se fait-il que The two faces of January ne distille, petit à petit, qu’un long ennui poli plutôt qu’un réel suspense ? Sans doute parce que le réalisateur n’a pas su se débarrasser du poids de ses glorieuses références pour composer une œuvre vraiment personnelle.
En théorisant sur les rapports ambigus de ses personnages, notamment les liens amoureux et filiaux que Rydal noue avec le couple, et en multipliant les influences mythologiques (on est en Grèce !) lourdement signifiantes, Hossein Amini oublie tout simplement de rendre son récit prenant et efficace.
L’interprétation bancale n’arrange rien à l’affaire, Viggo Mortensen, parfait, prenant systématiquement l’ascendant sur ses partenaires – Oscar Isaac et Kirsten Dunst – hélas bien trop fades.
Reste un sympathique « à la manière de… » qui a peu de chance de se faire une place au soleil des grands classiques du thriller.

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