Affiche du film Dans la cour
Antoine, un musicien au bout du rouleau trouve un emploi de gardien d’immeuble.
Là, il va faire la connaissance de Mathilde, une retraitée dont la raison se fissure plus rapidement que le mur de son salon.
Attention !
Une bonne mise en garde est nécessaire avant d’entrer Dans la cour tenue par Pierre Salvadori.
Si le film montre encore une fois l’art du cinéaste à composer des duos improbables et souvent imparables (le tandem Deneuve / Kervern est parfait) et prouve qu’il n’a pas son pareil pour aborder des sujets de société sur un ton décalé (ici, le malaise et la dépression qui s’emparent des gens en temps de crise), il n’est absolument pas la comédie que les médias et certains journalistes tentent de nous vendre.
Les quelques pauvres gags se trouvent dans la bande annonce et Dans la cour se révèle finalement hautement dépressif.
Dommage que cette chronique douce amère soit gagnée par la contagieuse langueur de ses personnages rendant le spectateur aussi amorphe que Gustave Kervern sur son banc public. Il aurait, sans doute, fallu plus de noirceur ou de folie, comme dans les films du tandem Kervern / Delépine.
On peut en tous cas préférer l’époque où, avant de faire de la comédie sociale, le réalisateur des Apprentis s’essayait avec bonheur à l’esprit loufoque de la comédie à l’anglaise. Le film s’appelait Cible émouvante et faisait vraiment mouche au lieu de nous planter Dans la cour.

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