Affiche du film Cartel
Alors c’est l’histoire d’un avocat amoureux qui va acheter un diamant…
Ou l’histoire d’un avocat cupide qui s’associe à un couple sulfureux ?
Ou l’histoire d’un couple sulfureux aimant les guépards et le bling-bling ?
Ou l’histoire d’un intermédiaire donneur de leçons aux allures de cowboy ?
Ou l’histoire d’un camion qui sent la fosse septique ?
Ou l’histoire d’un baron de la drogue qui se la pète poète et philosophe ?
Difficile de savoir…
A défaut de retourner dans l’espace pour donner une suite à Prometheus, histoire de ne plus entendre ses fans crier, Ridley Scott a préféré s’associer à un écrivain de renom (Cormac McCarthy) pour, cette fois, les entendre ronfler.
Mission réussie : son film est d’une vacuité intersidérale.
Pauvres acteurs glamours, obligés de se farcir des personnages antipathiques, un récit interminable, une intrigue alambiquée, des dialogues pompeux, des décors blancs, des images léchées, un érotisme qui ne l’est pas assez et une fin qui ne ressemble à rien sous la direction d’un cinéaste qui a visiblement oublié la réplique pleine de bon sens de Tuco dans Le bon, la brute et le truand de Sergio Léone : « Quand on tire, on raconte pas sa vie ! ».
Devant un tel cocktail, Fassbender, Diaz, Bardem, Cruz et Pitt auraient dû se méfier : Cartel n’a aucune chance de faire un carton.