Affiche du film Oblivion
2077.
Suite à une attaque extraterrestre la terre est devenue en partie inhabitable et ses habitants ont dû être évacués vers Titan, une lune de Saturne.
Il ne reste plus qu’un couple, chargé de surveiller l’extraction des dernières ressources de la planète afin de permettre la survie de l’humanité.
Guidé par Vika, depuis leur appartement tour de contrôle situé dans les nuages, Jack à en charge les drones qui veillent à la bonne marche des opérations et à l’élimination des dernières poches de résistance aliens.
Une vie bien réglée soudain chamboulée par le crash d’un mystérieux vaisseau spatial qui va remettre en cause bien des certitudes…
Avec ses décors époustouflants de la terre après l’apocalypse (buildings à moitié enterrés et énormes navires échoués dans un paysage désertique) la première partie du film de Joseph Kosinski séduit et intrigue, du moins jusqu’à ce que le scénario nous fasse découvrir la cabane cachée de Jack au milieu d’une végétation luxuriante (pour rappel, la terre est mourante) qui ferait pâlir d’envie les télétubbies. Là, allongé dans l’herbe verte, sa casquette de baseball vissée sur la tête, Tom Cruise écoute de vieux standards américains sur un électrophone (le fin du fin, même si on se demande comment il parvient à le faire fonctionner) tout en se rappelant, en noir et blanc, comment c’était mieux avant. Du temps où la bannière étoilée volait au vent, au sommet de l’Empire State Building.
Dès lors, le film de SF contemplatif ne tient plus ses promesses et prend les chemins convenus d’un fantastique formaté qui recycle des thèmes déjà exploités ailleurs ces cinquante dernières années, de La planète des singes (avec la flamme de la statue de la liberté enfouie dans le sol) à Star Wars Épisode 1 (la course poursuite dans un canyon) en passant par Matrix
Rien ne nous est épargné et l’on se prend à trouver le temps long, d’autant que le récit réserve bien peu de surprises et que les quelques seconds rôles n’ont pas grand-chose à jouer face à la star qui monopolise l’écran, jusqu’à l’écœurement.
Après Tron, l’héritage, Joseph Kosinski confirme son goût pour les jolis paquets cadeaux dépourvus de contenu.
Voilà ce qui arrive quand on va chercher d’anciens publicitaires pour faire du cinéma, il y a forcément risque de tromperie sur la marchandise.
À Oblivier…

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(A éviter si vous ne voulez pas vous gâcher les quelques éléments de surprise du film)