Affiche du film Ghost Rider  : L'esprit de vengeance
Exilé dans un coin perdu d’Europe de l’Est, Johnny Blaze – alias le Ghost Rider – essaye de fuir le démon qui sommeille en lui. Mais la promesse d’un prêtre noir (alcoolique et français ! N’en jetez plus le calice est plein) de le libérer de sa malédiction le fait sortir de sa retraite. Pour cela, il doit retrouver et protéger un enfant que le diable en personne convoite.
Après un premier épisode lamentable, le Ghost Rider revient sous la houlette des réalisateurs déjantés des deux Hyper Tension avec Jason Statham. Mais, tout démon qu’il est, le motard à tête de mort s’accommode mal des excès de leur mise en scène.
Tourné à l’économie dans les pays de l’Est, Ghost Rider : L’esprit de vengeance cherche en permanence à en mettre plein la vue et joue la carte de la surenchère pour masquer ses faiblesses. Mais entre un récit simpliste, des effets spéciaux foireux (les transformations du visage du héros font penser à celles subies par Christian Clavier dans Les visiteurs en Amérique), une vedette qui cabotine (Nicolas Cage navigue en permanence entre le lymphatique et l’hystérique) et des seconds rôles ridicules (pauvres Ciarán Hinds, Violante Placido et Idris Elba), les aventures du motard fantôme multiplient les embardées et les sorties de route embarrassantes. A tel point que l’on ne sait plus si la palme du meilleur acteur Z doit finalement revenir à Nicolas Cage pissant du feu à la manière d’un lance-flammes ou à Christophe Lambert en moine chauve au visage entièrement tatoué. S’il est sans doute trop tard pour sauver l’acteur français, il est vraiment dommage que le héros de Volte/Face ait choisi, lui aussi, depuis quelques années de vendre son âme d’acteur au démon du nanar.

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