Affiche du film Le quatrième protocole
Un redoutable espion russe est chargé d’une mission terroriste en Angleterre. Un agent des services secrets britannique se met en travers de sa route.
Deux ans avant la chute du mur de Berlin, Le quatrième protocole est un peu le chant du cygne du film d’espionnage à l’ancienne dont Michael Caine (ex Harry Palmer) était le champion, mais aussi son renouveau parfaitement incarné par Pierce Brosnan (futur James Bond).
L’intrigue qui suit, en parallèle, l’infiltration de l’espion russe en Angleterre et sa traque menée par un agent intègre en butte aux luttes de pouvoir de ses supérieurs est loin d’être inintéressante même si elle n’apporte rien de neuf à un genre où les russes sont forcément méchants et sans scrupules et les anglais naturellement durs mais justes.
L’idée était bonne de jouer sur le contraste entre la violence froide du premier et les méthodes efficaces mais bureaucratiques du second. Encore eut-il fallu un metteur en scène un peu plus inspiré derrière la caméra pour trouver le bon équilibre entre les deux manières d’agir et éviter ainsi au récit de devenir bancal. Hélas, filmé sans génie sur une musique peu inspirée de Lalo Schifrin, l’affrontement tant attendu entre les deux hommes tourne court et la fin bâclée, avec son happy end improbable et sa morale simpliste – en gros : Tous pourris ! » – achève d’enlever toute noirceur au propos.
Reste l’interprétation convaincante des deux comédiens principaux qui apportent un peu d’ambiguïté (le russe et son étrange attirance pour les femmes, l’anglais et ses rapports conflictuels avec sa hiérarchie) à un film qui finit singulièrement par en manquer.

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