Affiche du film 30° Couleur
Patrick, un historien de renom, quitte précipitamment Paris pour se rendre au chevet de sa mère sur le point de mourir. En compagnie de sa fille, il débarque à la Martinique après 30 ans d’absence. Au rythme du carnaval, le noir au comportement de blanc va-t-il réussir à renouer avec sa famille, son ami d’enfance et ses racines ?
Petite comédie sympathique, 30° Couleur ne manque pas de charme, ni de sincérité. Malheureusement, après un début plutôt prometteur, le voyage initiatique de Patrick se délite petit à petit (sans doute terrassé par la chaleur ambiante) avant de se dissoudre dans la folie de ces trois jours de fête.
Le scénario suit le même chemin et sombre rapidement dans la facilité et l’invraisemblance. La transformation brutale de l’historien arrogant en drag queen complètement extraverti n’étant pas plus crédible que la prestation exubérante – et très vite lassante – d’Edouard Montoute.
Pourtant, Lucien Jean-Baptiste sème de belles scènes (avec la famille de son héros, notamment) tout au long de ce retour aux sources. Mais à trop hésiter entre humour et émotion, son film finit par avoir la tiédeur de beaucoup de comédies récentes un peu trop formatées aux bons sentiments pour la télévision. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’à quelques mois de distance deux films français offrent la même scène aux spectateurs : deux hommes en voiture se trémoussant au son de la chanson « September » d’Earth Wind & Fire. Cette étonnante ressemblance (dénotant une uniformisation de la pensée et des goûts musicaux ?) ne devrait toutefois pas permettre à 30° Couleur d’atteindre les sommets d’Intouchables, au grand dam des fans du réalisateur de La Première étoile.

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