Il n'est jamais trop tard : Affiches
Bienvenue dans la patrie des Bisounours.
Celle d’une Amérique naïve et béate où :
Il n’est jamais trop tard pour tout recommencer après avoir perdu son travail à 50 ans passé.
Il n’est jamais trop tard pour reprendre ses études alors qu’on est sans ressources.
Il n’est jamais trop tard pour séduire une femme d’un autre milieu que le vôtre.
Il n’est jamais trop tard pour se faire des amis jeunes et branchés.
Il n’est jamais trop tard pour croire que l’entraide et la solidarité courent les rues.
Il n’est jamais trop tard pour penser que la vie est faite d’heureuses coïncidences.
Il n’est jamais trop tard pour tenir un discours digne d’un sergent recruteur vantant les mérites de la Navy : véritable colonie de vacances qui forme la jeunesse et fait voir du pays.
Oui mais :
Il est vendeur – Elle est professeur.
Il est pépère – Elle n’est pas perverse.
Il est divorcé – Elle est sur le point de l’être.
Il est désuet – Elle est sexy.
Il est pudique – Elle est alcoolique.
Il est scooter – Elle est talons aiguilles.
Il est implant capillaire – Elle hait les implants mammaires.
Il est pain perdu – Elle est George Bernard Shaw.
Il est Droopy – Elle est drôle.
Il est gentleman – Elle est généreuse.
Il est Tom Hanks – Elle est Julia Roberts.
Et ils ont toujours du charme et de l’abattage pour nous faire croire à un nouveau départ.
Dommage que pour l’ex gloire d’Hollywood devenu réalisateur :
Il ne soit, aussi, jamais trop tard pour asséner, discrètement, à tous les gens touchés par la crise économique un indécent : Quand on veut, on peut !