Cars 2 : Affiche
Voici le retour de Flash McQueen et de ses amis.
Le petit bolide rouge se prépare pour de nouvelles courses, mais cette fois à l’échelle planétaire, afin de promouvoir un carburant révolutionnaire, plus respectueux de l’environnement.
Hélas, un méchant consortium pétrolier a décidé de mettre un frein au projet et prend l’idole des circuits, ainsi que ses adversaires, pour cible.
Heureusement, Martin la dépanneuse veille sur son meilleur ami, épaulé par une Aston Martin au service de sa majesté.
On pensait en avoir fini avec les petits problèmes de pistons des héros à quatre roues de Cars, le maillon faible des productions Pixar. Aussi, quelle (mauvaise ?) surprise que de voir se pointer, cinq ans après ses derniers vrombissements, le bout du capot de l’agaçante petite voiture de course.
Heureusement, sans doute conscient du faible potentiel de son héros et de l’attrait mitigé des enfants pour les tours de circuit répétitifs, les scénaristes ont eu la bonne idée de mettre en valeur le personnage, ô combien plus sympathique, de Martin la dépanneuse en le plongeant dans une aventure digne d’un film de James Bond.
Si Brad Lewis et John Lasseter connaissent leur petit 007 par cœur et débutent leur film par un pré-générique rendant un bel hommage aux aventures du plus célèbre des espions Britannique (le personnage de Finn McMissile n’est pas doublé par Sean Connery, mais le timbre si particulier de Michael Caine convient fort bien à la vieille Aston Martin), ils n’évitent pas les poncifs et nous resservent, entre autre, la même carte postale datée de Paris que pour Ratatouille : Tour Eiffel, Notre-Dame de Paris, baguette et béret basque avec, en prime, l’inusable mime Marceau version 2CV.
Bref, Cars 2 gagne en humour, gadgets et aventures ce qu’il perd en histoire d’amour gnangnan et en moral un brin paternaliste. Ce qui ne l’empêche pas d’être beaucoup trop long et ses autos héros toujours aussi peu attachantes. Les deux réalisateurs ont beau tenir un message écolo aux enfants, l’éloge ringard de la vitesse n’est jamais bien loin et vient très vite refaire aux jeunes spectateurs des coups de rétroviseurs appuyés. Quant aux petites voitures, l’agente Holley Shiftwell mise à part, elles jouent forcément les groupies tout en surveillant leur liquide de refroidissement dès que passe près d’elles une formule 1.
Chassez le naturel… Il revient très vite au paddock.
Hélas !

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