Un jeune et ambitieux politicien rencontre la femme de sa vie après une défaite électorale. Malheureusement pour eux, cette liaison ne fait pas partie du « Plan » que des hommes étranges, coiffés de chapeaux, sont chargés de faire appliquer.
Adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick, L’Agence aurait pu être une passionnante réflexion sur la limite du libre arbitre dans une société sous contrôle. Malheureusement, le scénariste/réalisateur préfère privilégier une gentille romance fantastique glorifiant l’amour prédestiné, exclusif et forcément éternel. Thème qui devrait plaire aux jeunes filles ayant fait le succès de Twilight mais laissera de marbre les fans de Minority Report ou de Blade Runner.
Quant à la principale scène d’action où le héros se déplace de porte en porte pour échapper à ses poursuivants, elle rappelle étrangement celle de Monstres & Cie. A la différence qu’ici, contrairement au dessin animé Pixar, il n’y a quasiment pas d’enjeu dramatique : les « méchants » n’étant absolument pas inquiétants. (Le pauvre Terence Stamp à beau faire, il n’a vraiment rien à se mettre sous la dent !)
De là à penser que George Nolfi a voulu réaliser un film calibré pour les adolescents…
Heureusement que le couple formé par Matt Damon et Emily Blunt possède un indéniable charme. Ils sont le principal (l’unique ?) attrait de cette Agence un peu trop consensuelle.

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