La mort est-elle un long fleuve tranquille ?
En tous cas, devant la caméra du réalisateur Marc Forster, elle a sérieusement tendance à se prendre au sérieux et à radoter.
Pendant 1h40 nous voilà ballotté à la suite d’un psychologue qui cherche à sauver un patient lui ayant annoncé qu’il se suiciderait dans trois jours. On assiste donc aux tentatives désespérées du thérapeute pour comprendre et sauver le jeune homme en détresse.
Après un début un peu trop explicite pour être réussi, le film tente de perdre le spectateur grâce à un montage trop habile pour être honnête et à une image tellement soignée qu’elle finit par en devenir chichiteuse.
Peine perdue car l’intrigue est cousue de fil blanc.
Quant au final, il se devine dès la première scène. Dommage, car quelques beaux moments fantastiques surnagent dans ce naufrage – comme la rencontre entre le psychologue et la mère de son patient dans une maison étrangement déserte – et cela malgré la propension du scénariste à enfiler les poncifs comme des perles.
Les acteurs ont beau se démener… Rien n’y fait !
Ewan McGregor semble condamné au purgatoire des films sans intérêt : La dernière trilogie Star Wars, The Island… Quant à Naomi Watts, elle paraît errer comme une âme en peine à la recherche d’une histoire digne de ce nom.
Pour une fois, ne vous fiez pas au titre. Si le chemin qui conduit à la mort est tellement prévisible, n’y restez pas !