1960. Laura Quinn (Demi Moore) est une des premières femmes à atteindre le poste de cadre au sein d’une grande compagnie spécialisée dans le commerce des diamants.
Lorsqu’un des hommes d’entretien de la société, sur le point de prendre sa retraite, lui apprend qu’elle risque de perdre son poste, la jeune femme décide de réagir et accepte la proposition du vieil homme. Ils partiront… Mais pas sans avoir cambriolé le coffre de leur employeur.
Sans doute parce qu’il est à des années lumières des vols savamment élaborés par Danny Ocean et son équipe dans la trilogie Ocean, le petit casse de Michael Radford n’a pas eu les honneurs d’une sortie en salles en France.
Certes, le rythme peu trépidant du début s’accorde mal avec l’alléchant titre français et le plan conçu par Mr Hobbs (Michael Caine) pour voler quelques diamants semble, au départ, un peu dérisoire.
Pourtant, derrière cette mise en place austère (à l’image de la compagnie qui nous est présentée) se cache un rebondissement inattendu, un grain de sable qui relance l’intérêt du spectateur et fait repartir, à mi-parcours, le scénario sur de nouvelles bases.
Oui, le casse du siècle aura bien lieu. Mais, contre toute attente, ce n’est pas dans sa préparation que réside le sujet du film mais plutôt dans la manière dont il a été mené à bien par un homme seul aux motivations incertaines.
Michael Caine, toujours impeccable, emporte l’adhésion sans forcer son talent.
Quant à Demi Moore, elle compose avec sobriété cette femme d’affaire finalement dépassée par les évènements auxquels elle est mêlée.
Malgré une certaine indolence et quelques invraisemblances, Le casse du siècle est un habile divertissement qui se regarde sans déplaisir.

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