A New-York, les destins croisés d’une sexologue, d’un couple d’homosexuels et d’une dominatrice qui se retrouvent au Shortbus, club underground où s’expriment toutes les sexualités.

A l’instar de L’Empire des sens, auquel le film fait un clin d’œil vibrant avec son œuf, Shortbus est un film qui n’a rien de pornographique mais qui comporte des relations sexuelles non simulées à l’écran. Malheureusement, le film a beau s’ouvrir en souplesse sur une surprenante auto-fellation, il faut bien admettre que la chair est triste. Une fois passée la surprise de ces ébats sans filtre, on en a rapidement rien à secouer des tourments des différents personnages qui passent plus de temps à parler qu’à copuler.
La mise en scène arty chichiteuse et sur-signifiante de John Cameron Mitchell n’arrange rien qui associe l’absence d’orgasme de sa sexologue à la panne de courant nord-américaine survenue en 2003. Bref, pas de quoi faire entrer le spectateur dans la partouze… pardon, dans la partie. Une partie qui n’a rien de fine, vous l’aurez compris.
Amateurs et amatrices de films fesses-tifs, sachez que vous ne risquez pas l’orgasme devant ces tranches de vie (ou de vit) qui n’ont rien d’excitantes et donneraient des envies de débandade à un libidineux sous viagra.
Pour résumer, et détourner une fameuse réplique du Bon, la brute et le truand, « Quand on baise, on raconte pas sa vie. »