Affiche du film Alita Battle Angel
Sur terre au XXVIème siècle, un chirurgien spécialiste en mécanique récupère dans une décharge les restes d’une cyborg qu’il ramène à la vie tout en la dotant d’un corps. La jeune fille, qu’il nomme Alita, n’a aucun souvenir de son passé, ni de son identité. Mais elle révèle très vite des qualités de combattante hors-pair et un goût prononcé pour le jeu à la mode : le violent Motorball.
Inspiré non pas d’un fait réel, comme il est de bon ton aujourd’hui, mais d’un manga à succès nommé Gunnm, Robert Rodriguez exauce l’ancien vœu de son producteur, un certain James Cameron, de porter à l’écran les exploits de la jeune cyborg aux grands yeux avec un film un peu impersonnel mais très divertissant, à la croisée entre Terminator (1985) et Rollerball (1975).
Avec son attachante héroïne qui ne s’en laisse pas conter et ses combats époustouflants, aussi fluides que graphiques, le réalisateur de Sin City rend un bel hommage au cinéma de science-fiction des années 80/90 et à celui qui en était l’un des maîtres : James Cameron.
Alors même si l’intrigue manque un peu d’originalité, il faut reconnaître au cinéaste une certaine habileté à mettre en scène les émois, très adolescents, d’Alita, ainsi que les liens attendrissants qu’elle entretient avec son père adoptif, parfaitement incarné par Christoph Waltz. De quoi donner envie de connaître la suite, surtout quand l’un des plans de fin dévoile l’excellent acteur destiné à être le grand adversaire d’Alita…