Affiche du film Indiana Jones et le temple maudit
1935. En tentant d’échapper à un truand chinois, Indiana Jones se retrouve involontairement en Inde. En compagnie d’un gamin et d’une chanteuse de cabaret, il accepte de venir en aide à un village dont une secte a volé les enfants ainsi que leur fameuse pierre sacrée.
Un joyau inestimable puisqu’il serait l’une des cinq pierres de Sankara donnant de grands pouvoirs à celui qui les détient.
Quelle entrée en matière !
Pour le retour de son aventurier, Steven Spielberg s’offre un somptueux prologue mêlant ballets de comédie musicale et action parfaitement chorégraphiée.
Un état de grâce qui s’arrête net dès qu’Indiana et ses deux compagnons arrivent en Inde. Privé de l’effet de surprise des Aventuriers de l’arche perdue, Steven Spielberg tente de compenser la vacuité de son scénario par une suite, presque ininterrompue, de morceaux de bravoure qui sombrent rapidement dans l’excès, le grotesque (les chutes à répétition dans le canot pneumatique) et la caricature (le repas gore servi au palais).
Une surenchère en forme d’attraction – qui culmine avec une poursuite en wagonnets dans une mine – teintée d’une inutile noirceur qui alourdit encore plus le récit.
Coincé entre une horripilante héroïne qui passe son temps à hurler et un enfant tête à claques qui cumule les bourdes, l’archéologue peine à trouver sa place : triste pantin qui s’agite, son fouet à la main, dans un spectacle Grand-Guignol.
Un temple effectivement maudit, pour lui comme pour le spectateur.