Affiche du film Goldeneye
James Bond doit déjouer les plans criminels d’un certain Janus qui s’est emparé de Goldeneye : un redoutable satellite Soviétique, datant de l’époque de la guerre froide, capable de détruire toute activité électrique dans la zone qu’il cible.

17ème aventure de James Bond et premier permis de tuer pour Pierce Brosnan.

Avant qu’il ne réinvente brillamment la franchise avec Casino Royale, Martin Campbell avait déjà relancé les aventures du célèbre 007 avec ce film qui revenait, hélas, à un James Bond plus séduisant et moins sombre que celui incarné par Thimothy Dalton. Efficace mais sans surprise, la mise en scène du cinéaste est ici purement fonctionnelle comme si ce dernier n’avait pas eu les coudées franches pour s’approprier le personnage.
Première aventure à ne pas être issue d’un des écrits de Ian Fleming, ce scénario original marque la volonté de la production d’ancrer les aventures de son célèbre espion dans une certaine réalité. Ici, la chute récente de l’URSS.

C’est Bond !

– Un pré-générique qui débute par un impressionnant saut à l’élastique permettant de découvrir le nouveau James Bond, Pierce Brosnan plutôt convaincant, et de croiser 006 avec qui il va faire équipe.
– Le générique de Goldeneye garde la même esthétique (des femmes nues en ombre chinoise se déhanchant sur des pistolets au milieu d’explosions et de jolis effets de lumière) que les précédents opus malgré le décès de Maurice Binder, responsable des génériques depuis le début de la franchise.
– La chanson du générique : « Goldeneye » interprétée par Tina Turner dont la performance vocale rejoint celles de Shirley Bassey (Goldfinger, Les diamants sont éternels, Moonraker) ou de Gladys Knight (Permis de tuer).
– Le clin d’œil à la fameuse Aston Martin de Bond et la course poursuite avec la redoutable Xenia sur une route de montagne qui n’est pas sans rappeler celle entre Michael Caine et Maureen Kerwin dans le film de Robert Parrish : Marseille Contrat (1974).
– Le personnage de M qui se féminise et est interprété par la convaincante Judi Dench.
– La méchante Xénia Onatopp incarnée avec délectation par Famke Janssen qui nous offre un numéro de tueuse sado-maso plutôt réjouissant.

C’est pas Bond !

– Une intrigue truffée d’incohérences.
– Sean Bean dont le jeu semble un peu terne face aux excès de Famke Janssen.
– Izabella Scorupco en James Bond Girl bien fadasse. Une de plus…
– Le méchant Janus dont la véritable identité, trop vite révélée, n’apporte pas de réelle plus-value à un scénario un peu trop simpliste.
– L’agaçant agent de la CIA, Jack Wade.
– La course poursuite en tank vraiment lourdingue et improbable. On se croirait revenu à la pire époque de Roger Moore.
– Le tank de Bond qui percute un camion remplit de bouteilles de Perrier dans un honteux placement publicitaire. Le premier aussi flagrant dans toute l’histoire de la série.
– L’Aston Martin remplacée par une BMW. Placement publicitaire un peu moins ronflant, quoique…
– L’affiche française sponsorisée par la Marine Nationale.
– Avant l’affrontement final, la ridicule discussion amoureuse entre Bond et Natalya sur une plage cubaine au soleil couchant, digne d’une carte postale.
– La lassante bataille de fin dans l’éternel complexe secret dont on se demande comment, vu l’ampleur des infrastructures, personne ne l’a vu se construire.
– Lors de l’ultime bagarre contre Janus, James Bond ne saigne quasiment pas malgré les violents bourre-pifs reçus.

Permis de tuer

Laissé au bénéfice du doute à Goldeneye qui, sous une apparente tentative de modernisation du personnage, renoue avec les basiques de l’époque Roger Moore (humour, charme et p’tites pépées) que l’on croyait révolus.

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