Affiche du film Haunter
Dans une maison perdue dans la brume, une adolescente revit chaque jour la veille de son anniversaire sans que ses parents où son petit frère s’en aperçoivent.
Malgré tous ses efforts, rien ne semble pouvoir venir troubler cette journée qui se répète inlassablement. Jusqu’au jour où des bruits inhabituels se manifestent dans la maison…
Adepte du mélange des genres depuis son premier film Cube, Vincenzo Natali essaye avec Haunter de fusionner trois thèmes du fantastique : les fantômes, la boucle temporelle et le voyage dans temps.
A mi-chemin entre Les autres et Un jour sans fin, cette tentative ne possède pas les qualités des deux films précités mais se laisse suivre avec un certain plaisir grâce à un récit qui a le bon goût de privilégier le frisson à l’horreur. Le cinéaste profite des voyages dans le temps de son héroïne pour jouer avec habileté sur les ambiances de chaque époque et s’amuse, dans le dernier tiers, avec la texture de ses images pour donner à Haunter l’aspect suranné d’un vieux film.
Atmosphère inquiétante garantie.
Même si le croquemitaine n’est pas très original et que la résolution de l’intrigue ne tient pas les promesses de son intéressant postulat de départ, Haunter ne manque pas d’intérêt et est loin d’offrir un spectacle fantomatique. D’où cet autre mystère : pourquoi ce film de bonne facture n’a-t-il pas eu droit à une sortie en salles alors qu’un nombre incalculable de navets continue de hanter régulièrement nos cinémas ?

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