Affiche du film Chaplin
De l’Angleterre à l’Amérique, jusqu’à son exil en Suisse : l’histoire d’un petit saltimbanque devenu l’une des icônes du 7ème art.
Première adaptation de la vie de Charles Chaplin sur grand écran, cette biographie semble avoir beaucoup moins inspiré Richard Attenborough que celle de Gandhi en 1982.
Trop proche ou trop impliqué dans son sujet (qui décrit aussi la vie à Hollywood au début de 20ème siècle) le cinéaste manque de distance avec son personnage et aborde de façon trop sage la vie du célèbre comique.
Chaplin se noie, peu à peu, dans un hommage respectueux qu’illustre une mise en scène académique et sans invention. Dommage, car certaines scènes sortent vraiment du lot comme lorsque Charles Chaplin exécute la danse des petits pains lors d’un déplaisant diner mondain en compagnie de J. Edgar Hoover.
Réalisateur expérimenté, Richard Attenborough à heureusement l’intelligence de s’effacer devant les extraits des films de Chaplin sans chercher à les reproduire et rend son film plaisant à regarder grâce aux nombreux comédiens (connus ou en passe de l’être comme Penelop Ann Miller ou David Duchovny) venus rendre hommage au roi des vagabonds. Le plus bel hommage étant sans doute celui de Géraldine Chaplin dans le rôle de sa propre grand-mère.
Drôle et bondissante, la prestation de Kevin Kline en Douglas Fairbanks vaut le détour, mais elle n’est rien comparée à celle de Robert Downey Jr. Dès sa première apparition comique dans la loge d’un théâtre, il endosse avec talent et conviction un rôle imposant pour son âge. Hélas, le jeune acteur semble beaucoup moins à l’aise et inspiré lors des scènes en Suisse où, grimé en vieillard, il joue un Chaplin grabataire se confiant à son biographe. Leurs discussions sont les passages les plus faibles et les moins intéressants de ce film didactique porté par de belles performances d’acteurs qui donnent, et c’est là le principal, envie de revoir les films de Chaplin.

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