Habité par Victor Hugo, le comédien Robert Zucchini traîne une douce mélancolie lorsqu’il n’est pas sur scène. Chaque soir, il remplit les salles en transmettant son amour des mots. Jusqu’au jour où réapparaît sa fille, qu’il n’a pas vue grandir… Et si aimer, pour une fois, valait mieux qu’admirer ?

C’est justement parce qu’il n’est pas comme tout le monde que l’on adore (ou que l’on déteste) Fabrice Luchini.
Sophie Fillières et Pascal Bonitzer l’ont bien compris qui offrent presque un One Man Film à l’acteur de La discrète qui est de tous les plans. Entre vrai faux documentaire sur le comédien et captations en public de son spectacle sur Victor Hugo, Pascal Bonitzer fait naître l’émotion de ces simples retrouvailles entre un père et sa fille qui, peu à peu, apprennent à se connaître et à s’apprivoiser.
Si la mise en scène n’est pas des plus inventives, il faut reconnaître au cinéaste l’excellence de son casting féminin. Marie Narbonne (qui interprète la fille de Zucchini) est particulièrement touchante et juste, de même que Suzanne de Baecque, Louise Orry-Diquéro et Iris Bry qui jouent ses amies. Elles forment un beau quatuor, tenant la dragée haute à ce cabotin de Luchini qui semble se délecter de leur présence, ravi de jouer auprès d’elles le vieil artiste un peu largué.
Tkt Fabrice, ce n’est pas encore avec ce film que l’on dira Jpp de Luchini, bien au contraire.