Tom Logan, assistant du procureur général de New York, s’associe à une avocate afin de défendre une jeune femme accusée de vol de tableau. Ils enquêtent dans le milieu des galeries d’art New-yorkaises mais sont menacés par un mystérieux tueur.

Après le succès fantastique de SOS Fantômes, Ivan Reitman revint aux affaires avec une sympathique comédie policière rendant hommage aux couples mal assortis des classiques de la comédie américaine : ceux avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy ou Audrey Hepburn et Cary Grant.
Mélange habile de comédie, de romance, de polar et de film de prétoire, L’affaire Chelsea Deardon multiplie les joutes physiques et verbales porté par son couple vedette qui ne manque ni de charme, ni d’élégance. A 50 ans, Robert Redford est toujours aussi séduisant face à une Debra Winger qui pétille de malice. Quant au scénario, plutôt malin, il s’amuse des travers de vieux célibataires de ses héros tout en prenant plaisir à contrarier les attentes du spectateur. La gaffeuse Chelsea Deardon (à laquelle Daryl Hannah apporte sa blonde ingénuité) est-elle coupable ou quelqu’un agit-il dans l’ombre pour la faire accuser ? Autant de questions qui trouveront des réponses convaincantes même si le principal intérêt de l’intrigue réside dans la confrontation amoureuse entre l’avocate et l’assistant du procureur. Loin d’être anecdotique, L’affaire Chelsea Deardon est un divertissement enlevé, fort bien dialogué, qui n’a pas pris une ride.