
Grégoire, un vieux pêcheur, et Michel, un autiste asperger, ne sont pas de la même génération mais sont unis par l’amitié, l’amour de la nature et une grande affection pour un ours échappé d’un cirque.
Comédie décalée et poétique d’un autre âge (dans le bon sens du terme), L’homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme est à l’image de son réalisateur qui dote son film d’un humour fin et de dialogues brillants, qualités qui ne sont, hélas, plus très en vogue dans les comédies actuelles. Le tout est associé à des préoccupations environnementales bien en phase avec notre époque.
Dommage que le scénario manque de tenue et donne trop souvent l’impression d’un récit décousu qui ne sait pas choisir entre fable écologique, réflexion sur la famille et étude de mœurs dans un petit village du sud de la France. C’est d’ailleurs dans cette troisième thématique que Pierre Richard convainc le plus, notamment lorsqu’il décrit, de façon tendre et caustique, le boucher fan de Johnny Hallyday ou le mécanicien qui vole autant de voitures qu’il en répare. Sans oublier le regard plein d’autodérision que le cinéaste porte sur lui-même, sur la vieillesse ainsi que sur la mort qui rôde. Le film commence et se termine dans un cimetière lors de séquences fort drôles qui méritent effectivement une bonne bière.
Finalement, le seul vrai regret réside dans les fausses retrouvailles entre Pierre Richard et Anny Duperey (qui avaient joué ensemble dans Les malheurs d’Alfred) puisque les deux acteurs ne partagent aucune scène. Pour le reste, L’homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme saura séduire tous ceux qui aiment les beaux paysages, les comédies fantaisistes, les bons numéros d’acteurs et Pierre Richard que l’on retrouve tel qu’en lui-même.
Pierre Richard que tu aimes beaucoup si je ne m’abuse…
Quelle carrière, ce Pierre Richard ! Il était très drôle devant la caméra. Derrière, il m’a l’air plus grave.
Un peu, mais pas tant que cela. 😉