Karsh, 50 ans, est un homme d’affaires renommé. Inconsolable depuis le décès de son épouse, il invente un système révolutionnaire et controversé, GraveTech, qui permet aux vivants de se connecter à leurs chers disparus dans leurs linceuls. Une nuit, plusieurs tombes, dont celle de sa femme, sont vandalisées. Karsh se met en quête des coupables.

Le dernier film Cronenberg aimerait bien que l’on ne mélange pas les lins seuls avec les torchons et les serviettes. Pourtant avec son intrigue cryptique et alambiquée, il faut être Grave tech pour ne pas finir par bailler devant ce récit qui pompe funèbre.
Arborant une tête d’enterrement et la coupe de cheveux de son réalisateur, Vincent Cassel semble en permanence aux abonnés absents, même lorsqu’il conduit sa Karsh chère : Tesla / T’es pas là. Visiblement, le cœur n’y est pas non plus (ni le bras, ni la hanche, ni la tête, alouette…) pour la belle Diane Kruger qui craque de partout mais apparemment pas pour son partenaire. Il a beau s’escrimer à lui donner quelques coups de goupillon tandis qu’elle simule la petite mort, rien n’y fait. On est vraiment dans une histoire de zob sec.
Qu’il est triste de faire son deuil de Cronenberg avec ce film testament qui laisse vraiment de marbre.