
Karsh, 50 ans, est un homme d’affaires renommé. Inconsolable depuis le décès de son épouse, il invente un système révolutionnaire et controversé, GraveTech, qui permet aux vivants de se connecter à leurs chers disparus dans leurs linceuls. Une nuit, plusieurs tombes, dont celle de sa femme, sont vandalisées. Karsh se met en quête des coupables.
Le dernier film Cronenberg aimerait bien que l’on ne mélange pas les lins seuls avec les torchons et les serviettes. Pourtant avec son intrigue cryptique et alambiquée, il faut être Grave tech pour ne pas finir par bailler devant ce récit qui pompe funèbre.
Arborant une tête d’enterrement et la coupe de cheveux de son réalisateur, Vincent Cassel semble en permanence aux abonnés absents, même lorsqu’il conduit sa Karsh chère : Tesla / T’es pas là. Visiblement, le cœur n’y est pas non plus (ni le bras, ni la hanche, ni la tête, alouette…) pour la belle Diane Kruger qui craque de partout mais apparemment pas pour son partenaire. Il a beau s’escrimer à lui donner quelques coups de goupillon tandis qu’elle simule la petite mort, rien n’y fait. On est vraiment dans une histoire de zob sec.
Qu’il est triste de faire son deuil de Cronenberg avec ce film testament qui laisse vraiment de marbre.
Froid comme le marbre, nous sommes bien d’accord. Mais surtout, ennuyeux à mourir.
Hélas… 😦
J’avoue que j’ai fini par fermer les yeux pendant le film. Le siège était plus ou moins confortable, tandis que le film est chiant, prétentieux (tout comme ‘les Crimes du Futur’). C’est triste à dire, mais pour moi Cronenberg n’est plus un bon réalisateur et depuis plusieurs années. A quand remonte son dernier film qui m’a réellement passionné ? Je dirais ‘Crash’ (1996). Il y a bien eu ensuite quelques titres plus ou moins intéressants, mais pour moi son oeuvre était déjà derrière lui (et quelle filmo !).
Les mauvaises langues disaient depuis un moment que Cronenberg ne fait plus que des films pour les festivals, pour la critique. Qu’il est trop conscient de lui-même. Tout ça se vérifie malheureusement. J’ai même entendu dans un podcast de Capture Mag, consacré à John Carpenter, que lors d’une réunion autour des Masters of Horror Carpenter avait été choqué par le snobisme de son collègue canadien.
C’est vrai que la filmographie de Cronenberg peut être morcelée en plusieurs étapes. Pour ma part, après Crash, j’ai beaucoup aimé eXistenZ. 😉 Et après la chute commence, même si A History of Violence valait le détour…
Bonjour Marcorele, personnellement, je passe mon tour. Et c’est pas en lisant ton billet que je vais changer d’avis. Bonne journée.
Merci dasola. 😀