30.000 spectateurs. 300 policiers. Un tueur.
Cooper, père de famille et tueur en série, se retrouve pris au piège par la police qu’il enTRAPerçoit en plein cœur d’un concert où il a emmené sa fille.
Parviendra-t-il à s’échapper ou se fera-t-il atTRAPer par une profileuse aux méthodes de TRAPpeur ?

C’est à film plein de chausse-TRAPpes que nous convie le nouveau film de M. Night Shyamalan. En nous plongeant dans une fosse de concert, sans sTRAPontin, en compagnie du tueur en série, le cinéaste prouve qu’il maîtrise parfaitement son huis-clos et montre son habileté à faire monter la tension tout en offrant une vision assez juste des rapports entre un père et son adolescente de fille, tous deux parfaitement interprétés par Josh Hartnett et Ariel Donoghue.
Les manœuvres de Cooper, prêt à s’enfuir par une TRAPpe pour éviter le TRAPenard (comme dirait Augustin) et ne pas servir de cible à Ball-TRAP pour la police, figurent parmi les meilleurs moments d’un film qui finit, hélas, par s’épuiser dès que le film s’échappe de la salle de concert.
Shyamalan transforme alors son récit en un énorme atTRAPe-nigaud qui enchaîne, sans temps mort, les invraisemblances. Il donne même l’impression d’avoir abusé de la bière de moines TRAPpistes pour écrire son scénario et exTRAPoler son final aussi peu crédible que ridicule.
À moins que tout ceci ne soit une manœuvre pour nous détourner des véritables intentions du cinéaste ? Après avoir produit Les guetteurs : premier long métrage d’une de ses filles, M. Night Shyamalan met, cette fois, en valeur les talents présumés d’actrice et de chanteuse de son aînée, Saleka Shyamalan, dont il nous inflige toute la discographie lourdingue et TRAPue pendant le concert.
Finalement, plus qu’à un thriller, c’est à une déclaration d’amour d’un père pour sa fille à laquelle nous sommes invités à participer contre notre gré. Une expérience (comme le précise l’affiche) familiale dont on aurait pu aisément se passer.