
Le commissaire Maigret est appelé en urgence au Quai d’Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, a été assassiné. Maigret découvre qu’il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de la domestique du diplomate, Maigret va aller de surprise en surprise…
Plutôt que le désir de confronter un homme du siècle dernier au 21ᵉ siècle, ne serait-ce pas un choix économique qui a poussé Pascal Bonitzer à situer l’intrigue de son Maigret au début des années 2000 ? Car tout le film transpire les années 50.
Cette nouvelle adaptation des enquêtes du célèbre commissaire créé par Georges Simenon semble, en effet, sortir d’un autre âge avec son récit mollasson ponctué de bières, de sandwichs jambon beurre et d’interrogatoires à la chaîne. À tel point que l’on se croirait revenu au temps des téléfilms neurasthéniques portés par Jean Richard, de la fin des années 60 au début des années 90.
Si Pascal Bonitzer n’apporte aucune plus-value côté mise en scène, il peut heureusement compter sur la qualité de ses interprètes de Denis Podalydès (plus convaincant, toutefois, en Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune) à Anne Alvaro.
Ce Maigret et le mort amoureux n’avait rien à gagner en gardant le titre – peu vendeur – du roman dont il a été tiré : Maigret et les vieillards. Mais cela aurait au moins donné le ton de ce film désuet qui devrait faire le bonheur des Ehpad les dimanches après midi d’hiver pluvieux.
« Ce film désuet qui devrait faire le bonheur des Ehpad les dimanches après midi d’hiver pluvieux. » Excellent ! 😄
Bref et si j’ai bien compris, un bon téléfilm français des années ’70 refourgué en 2026. C’est comme ça que le cinéma français compte relancer la fréquentation des salles ? 🤔
Pas avec celui-là, en effet, que les chiffres vont repartir à la hausse. 😉