Toujours pourchassés par le méchant colonel Quaritch, Jack Sully et sa famille quittent le clan Metkayina et sont attaqués, en chemin, par des pirates Na’vi, les Mangkwan, menés par la cruelle tsahik Varang…

C’est le début de nouvelles aventures dont les péripéties sont un copié collé des deux précédents Avatar. Jack Sully est encore, et toujours, traqué par le colonel Quaritch et l’affrontement final mélange les combats aériens du premier opus à ceux, plus maritimes, d’Avatar : La voie de l’eau. L’ensemble est, comme dans le second opus, agrémenté de grands discours sur l’importance de la famille, qu’elle soit traditionnelle ou recomposée.
Bref, rien de nouveau sous le soleil de Pandora avec ce film dont les thématiques relèvent plus du western pro-amérindiens des années 70 (le Na’vi étant les Indiens et les humains les méchants colonisateurs) que de la science-fiction. L’attaque des vaisseaux marchands par les Mangkwan ressemble, d’ailleurs, à l’assaut d’une caravane de colons, en plus spectaculaire.
Avatar : de feu et de cendres ne fait donc que ressasser du déjà-vu tandis que James Cameron feint de nous faire découvrir une nouvelle peuplade. On ne saura, malheureusement, pas grand-chose des coutumes de ces Na’vi adorateurs du feu qui ne semblent là que pour servir de nouveaux antagonistes aux héros.
Quant à la portée « écologique » du propos, dont on nous rabat les oreilles, elle paraît bien simpliste et ne sert qu’à créer de belles images qui piquent les yeux. Tout baigne, encore une fois, dans une discutable esthétique à paillettes qui rappelle les grands posters de plages au coucher du soleil dont les adolescentes raffolaient dans les années 70 (décidément, on y revient encore). N’y a-t-il pas comme un paradoxe à s’émouvoir devant le sort de baleines extraterrestres alors que les nôtres s’éteignent lentement dans l’indifférence la plus totale ?
Ce troisième opus qui n’a visiblement plus rien à proposer (à part son spectacle guerrier et ses nombreux vols planés destinés aux salles en 4DX) s’étire inconsidérément sur plus de trois heures en multipliant les incohérences : pourquoi Spider, qui ne peut plus respirer d’oxygène, utilise-t-il un masque de plongée humain pour aller sous l’eau ?
De là à ce que James Cameron nous fasse une Star Wars et présente (à l’instar de Dark Vador) le colonel Quaritch comme le véritable héros de sa saga, il n’y a qu’une ondulation de nageoire ou l’imagination d’un poisson rouge.
Une chose est sûre, en tous cas, avec cet Avatar de feu et de cendres, le public est clairement de la b(r)aise…