1958. Un employé de banque et sa femme, dévouée à sa famille, se retrouvent propulsés en 2025. Ils vont découvrir un monde moderne à l’opposé de celui qu’ils connaissent. Pour Hélène, qui a toujours vécu dans l’ombre de l’époux, c’est une révolution. Mais, pour Michel, qui voit ses privilèges d’Homme voler en éclat, c’est un cataclysme.

Après une première demi-heure calamiteuse où la réalisatrice dénonce sans finesse le patriarcat français d’après-guerre, C’était mieux demain s’emballe un peu et parvient, par instant, à faire rire avec l’arrivée de son couple au 21ᵉ siècle. On assiste alors à une version moderne des Visiteurs (référence que Vinciane Millereau cite dans son film) avec un humour gentillet qui se base sur la confrontation entre deux époques pas si éloignées. La cinéaste joue d’ailleurs principalement sur la surprise de ses deux protagonistes face aux bouleversements technologiques et l’évolution des mœurs des années 2000. Le féminisme, l’homosexualité, la femme au travail et l’homme au foyer sont ainsi évoqués mais sans jamais atteindre la force comique du film de Jean-Marie Poiré. Si Didier Bourdon, second spécialiste de l’humour pépère après Christian Clavier, ne force pas son talent, c’est surtout Elsa Zylberstein que l’on remarque. Elle confirme ici, dans un vrai premier rôle, son indéniable potentiel comique.
Pour le reste, on aura beau dire, la comédie française C’était mieux hier !