Après un double meurtre dans un cinéma diffusant le film Stab qui s’inspire de la tuerie dans la ville de Woodsboro l’année précédente, Sidney Prescott, une des survivantes du premier massacre, prend peur. D’autant qu’un nouvel assassinat intervient dans l’enceinte de la fac où elle poursuit ses études. Pour elle, ça ne fait aucun doute : le cauchemar recommence. Mais qui peut donc s’acharner à vouloir sa mort ? Et pourquoi ?

Un an après Scream, Wes Craven et son scénariste Kevin Williamson remettent le couvert en se penchant cette fois sur le phénomène des suites au cinéma. Comme son prédécesseur, le début de Scream 2 fait lui aussi sensation en se lançant habilement dans une mise en abyme (procédé que le cinéaste avait déjà abordé dans Freddy sort la nuit et sur lequel il reviendra plus largement dans Scream 3) qui voit un couple se faire assassiner par un nouveau Ghostface (surnom du tueur en série de Woodsboro) pendant l’avant-première d’un film relatant les évènements de Scream. Même si elle reste satirique, la suite du film reste plutôt convenue et reprend à l’identique les idées exploitées dans le premier opus en y apportant quelques variations, notamment la fascination des spectateurs pour les spectacles horrifiques.
Heureusement, Le cinéaste n’a pas perdu la main quand il s’agit de faire vibrer le spectateur avec une mise en scène au cordeau qui arrive à faire craindre pour les personnages qu’ils soient principaux ou secondaires, à l’image de cette scène où Sidney et une amie doivent s’extirper d’une voiture accidentée en passant près du tueur inconscient au volant. Quant à l’interprétation, elle reste toujours aussi séduisante, des premiers rôles aux nouveaux venus, Wes Craven continuant de faire appel à une jeune génération d’interprètes en vogue ou sur le point de faire carrière.
Scream 2 est donc un honnête divertissement qui, en phase avec son sujet, vient juste apporter de l’eau au moulin de ceux qui considèrent que les suites au cinéma sont toujours moins réussies que leur modèle.