Dans un monde en proie à une vague de mutations qui transforment peu à peu certains humains en animaux, François fait tout pour sauver sa femme, touchée par ce phénomène mystérieux. Alors que la région se peuple de créatures d’un nouveau genre, il embarque Émile, leur fils de 16 ans, dans une quête qui bouleversera à jamais leur existence.
Tu m’étonnes… L’un fait une fixette sur une gendarmette et l’autre croise une adolescente autiste à tendance zoophile.

Cela commence comme World War Z, en moins spectaculaire. Une famille coincée dans un embouteillage en ville se retrouve confrontée à un évènement fantastique. Ce n’est pas un virus qui transforme la population en zombies, mais un humain qui se transforme en oiseau. Une scène d’ouverture intrigante, laissant augurer du meilleur, mais qui vire rapidement au parent pauvre de L’Île du docteur Moreau dès que François et son fils partent vivre dans le sud-ouest de la France. Là, tout devient bon marché. Du scénario prévisible qui tient sur une demi-feuille de papier A4, aux décors (on navigue entre une forêt, un étang, l’arrière-cuisine d’un restaurant, le rayon poissonnerie de la supérette locale et un cabanon en rondins du Parc Astérix) en passant par des acteurs qui finiraient presque par nous faire braire.
Si Romain Duris est irréprochable, comme souvent, la prestation mollassonne et inexpressive de Paul Kircher donne envie de lui voler dans les plumes. Censé se transformer en loup, l’acteur joue plutôt comme une tanche. Quant à Adèle Exarchopoulos, le regard vide et la bouche entrouverte, elle fait très bien la poule… enfin, le poulet dans un rôle de gendarme qui ne sert strictement à rien.
Ce qui aurait pu être une réflexion fantastique sur l’identité et la peur des différences se transforme en un long film sans grand intérêt, sauf pour les accros au KFC ou aux poulets de Loué qui risquent d’être mis en appétit par tant de chair de poule.
Alors oui, les effets spéciaux sont plutôt réussis mais est-ce que cela suffit à faire du Règne animal un film au poil ?