Suite au crash d’un avion dans les Alpes, un jeune technicien, chargé des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile, se retrouve nommé à la tête des investigations. Sa mission : faire parler la boîte noire retrouvée parmi les débris de l’appareil afin de définir les causes de l’accident. Une investigation d’autant plus compliquée que l’on semble vouloir l’empêcher de mettre à jour une vérité qui dérange.

Après l’oreille d’or d’un sous-marinier dans Le chant du loup, c’est au tour d’une oreille d’or de l’aviation d’être mise à l’honneur dans un film qui, comme celui d’Antonin Baudry, semble annoncer le retour en grâce en France des films de genre. C’est donc avec bonheur que Boîte noire renoue avec la tradition du thriller paranoïaque, en vogue dans le cinéma des années 70/80, grâce à une mise en scène parfaitement maîtrisée (notamment un impeccable plan d’introduction à bord de l’avion, juste avant l’accident), un scénario habile et le jeu convaincant de Pierre Niney qui parvient constamment à semer le trouble sur la santé mentale de son personnage. En dire plus risquerait de vous gâcher les nombreux rebondissements d’un film sans concession dont le seul bémol sera de vous faire réfléchir à deux fois avant de prendre l’avion. Bon vol.