Affiche du film Ne vous retournez pas
Un couple d’Anglais tente de se reconstruire à Venise suite à la mort accidentelle de leur petite fille. La rencontre d’une étrange voyante aveugle dans un restaurant va déclencher une suite d’évènements de plus en plus étranges laissant penser que leur enfant décédé tente de rentrer en contact avec eux.
Présenté par beaucoup comme un chef-d’œuvre du cinéma d’épouvante, le visionnage du film de Nicolas Roeg laisse autant perplexe que la permanente improbable de Donald Sutherland. Il faut vraiment ne jamais avoir vu un film fantastique de sa vie pour s’extasier devant Ne vous retournez pas, pâle copie des Giallo italien et des films de Mario Bava. Car ce n’est pas en morcelant le récit, en usant d’images sursignifiantes, en abusant du rouge (la couleur, pas le vin…) et en noyant les décors sous des nappes de brumes artificielles que l’on crée forcément une ambiance angoissante. Seule la représentation de Venise, loin des stéréotypes touristiques avec ses venelles sombres aux allures de dédales, parvient à retenir l’attention à défaut de la tension.
Affiche pour la reprise du film Ne vous retournez pas
En montrant la cité des Doges sous un angle plus mortifère que romantique et, surtout, en rendant son film aussi long qu’ennuyeux, Nicolas Roeg souhaitait-t-il rendre hommage à Mort à Venise de Luchino Visconti ?
Si c’est le cas : mission réussie.
En dépit de la présence de Donald Sutherland et de la sublime Julie Christie, inutile de vous retourner sur ce film plus barbant que frissonnant.