Affiche du film Greenland
Alors qu’une comète menace d’effacer toute trace de vie sur terre, un homme tente coûte que coûte de mettre sa femme et son fils à l’abri.
Une nouvelle fois, c’est l’Europe, et Paris en particulier, qui se prend le plus gros morceau de comète. La tour Eiffel en est d’ailleurs toute effondrée de se voir ainsi régulièrement malmenée dans les films catastrophe américains de ces vingt dernières années.
Il y a de la jalousie ou du règlement de compte dans l’air, moi je vous le dis.
Pour le reste, Gerard Butler poursuit, avec une détermination qui force le respect, sa suite presque ininterrompue de longs métrages catastrophiques et son nouveau film, s’il se laisse regarder, a une fâcheuse tendance à compiler les clichés. Merci au scénariste de nous avoir épargné l’animal de compagnie, même si on récupère en échange le gamin malade et gaffeur qui perd ses médicaments, forcément vitaux, en cours de route. Les quelques scènes d’action sont filmées – et montées – avec les pieds tandis que les effets, pas très spéciaux, se trouvent beaucoup moins mis en valeur que les remords ou les difficultés conjugales de nos deux héros. Bref, vous aurez beau tirer des plans sur cette comète, le résultat n’a vraiment rien de bio (en dépit de son titre) et tout du produit industriel.