Affiche du film Quantum of Solace
James Bond poursuit sa vendetta contre ceux qui ont manipulé Vesper. Ses recherches le mènent vers un homme d’affaires au comportement pas très écologique malgré son patronyme : Dominic Greene.

22e aventure de James Bond et second permis de tuer pour Daniel Craig.

Pour la première fois dans la saga, Quantum of Solace se présente vraiment comme la suite de Casino Royale et non comme un épisode de plus.
Aux commandes du rutilant bolide laissé par le vieux routier Martin Campbell, Marc Forster fait un temps illusion avec une pré-générique pied au plancher. Une course poursuite qui mène, hélas, à une voie de garage et à un scénario inepte, vaguement pro-écologiste, qui se contente d’enchaîner les scènes d’action en copiant éhontément quelques morceaux de bravoure (la poursuite sur les toits, le corps à corps en espace confiné) de La vengeance dans la peau sorti un an plus tôt. La faute à une grève des scénaristes qui a fait déchanter ceux qui croyaient à une renaissance de Bond avec l’arrivée de Daniel Craig dans le rôle titre. Décevant…

C’est Bond !

– Une ébouriffante course-poursuite en guise de pré-générique.
– James Bond qui fait des siennes sur les toits de Sienne.
– L’ombre de Vesper qui hante Bond.
– Olga Kurylenko, superbe quoiqu’un peu fade. Elle est pourtant une des rares James Bond girl à ne pas finir dans le lit de Bond.
– Quelques notes de No Good about Goodbye, composée par David Arnold et chantée par Shirley Bassey, résonnent lors d’une scène du film faisant regretter que cette chanson toute Bondienne n’ait pas été employée à la place du piteux Another Way to Die.
– Un hommage, version or noir, à Goldfinger.

C’est pas Bond !

– Une intrigue réduite au strict minimum entrecoupée d’incessants moments de bravoure qui cherchent vainement à masquer le vide.
– Une ridicule chanson de générique, ringarde avant l’heure, qui ne restera pas dans les annales. Du niveau de celle de Lulu pour L’homme au pistolet d’or.
– Des scènes d’action au montage haché qui plagient beaucoup trop des exploits de Jason Bourne : combat rapproché et rugueux dans une chambre d’hôtel, poursuite sur des toits de avec bonds spectaculaires sur les balcons… Ça ne vous dit rien ?
– Un méchant ridicule interprété par un Mathieu Amalric plus agaçant qu’inquiétant.
– Un homme de main fade et sans saveur nommé Elvis.
– Une course poursuite en bateaux à moteur peu crédible.
– Un opéra autrichien parasitant une fusillade ou l’inverse, on ne sait pas trop.
– Le trop bref passage de Gemma Aterton affublé du nom de Fields, Strawberry Fields !!!
– Le retour, hélas inutile, du personnage de René Mathis vu dans Casino Royale.
– Un final plus ridicule qu’explosif avec un Amalric qui pousse des petits cris pusillanimes lorsqu’il tente de cogner Bond.
– Un incendie dont on a peine à croire que nos héros s’en sortent.

Permis de tuer

Presque révoqué pour ce James Bond qui s’agite en pure perte pour faire oublier les faiblesses d’une mission sans grand intérêt, ni méchant charismatique.

Ce qu’aurait pu être le générique.