Affiche du film Les vieux fourneaux
Deux septuagénaires, Pierrot et Mimile, retrouvent leur meilleur ami d’enfance, Antoine, à l’enterrement de sa femme. Des funérailles rapidement perturbées par une découverte qui va conduire les trois vieux copains à abandonner leur Tarn natal pour la Toscane… Ca va chier !
Inspiré d’une série de bandes dessinées, Les vieux fourneaux mélange avec une certaine habileté humour et nostalgie dans une comédie douce-amère qui n’a rien de poussive et n’hésite pas à virer au grinçant, quitte à gêner aux entournures, lorsque sonne l’heure du bilan.
Les dialogues, plutôt bien écrits, sont portés par d’anciennes gloires de la comédie française des années 70/80 (Roland Giraud, Henri Guybet et, dans une moindre mesure, Eddy Mitchell) que l’on est heureux de retrouver, tandis que Pierre Richard se taille la part du lion dans le rôle d’un vieil anarchiste bigleux.
S’il ne fera pas date, le film de Christophe Duthuron prouve néanmoins que face au jeunisme de nombre de productions cinématographiques, il est possible de faire des films distrayants avec des vieux biens verts et pleins de verve.