Affiche du film Nous finirons ensemble
Max, au bord de la dépression, débarque dans sa maison du bassin d’Arcachon qu’il a décidé de vendre à la suite à de gros soucis financiers. C’est le moment que choisissent ses potes, dont il n’avait plus de nouvelles depuis trois ans, pour débarquer à l’improviste et lui fêter ses 60 ans.
Sans doute motivé par les résultats mitigés de ses derniers films, Guillaume Canet tente de renouer avec le succès populaire des Petits mouchoirs avec cette suite qui semble plus opportuniste que sentimentale. Une suite qui ne se donne même pas la peine d’exiler sa petite bande de bobos aux sports d’hiver, comme d’autres avant eux. Après Les bobos au bassin pas de Bobos à Val Thorens. Juste un copié collé du premier film avec ses personnages toujours aussi égocentriques et horripilants (mentions spéciales à François Cluzet, en geignard de service, et à Marion Cotillard, horripilante à souhait), ses histoires de fric, ses gags lourds et embarrassants (comme les répliques sur le cancer proférées par le personnage incarné par Laurent Lafitte, caution « comique » du film), ses chansons anglo-saxonnes « stylées » sur de belles images « perchées » et ses situations dramatiques artificielles (un sauvetage en mer qui ne fera frémir personne) destinées à doper des scènes qui se bornent essentiellement à des rigolades/engueulades autour d’un repas.
Ses retrouvailles entre potes, Guillaume Canet aurait mieux fait de les garder pour lui plutôt que de nous les infliger encore une fois. Souhaitons ne jamais avoir à fêter les 70 ans d’Alex. Quant à savoir si Nous finirons ensemble ? Pourvu que non !